Les écho-boomers « font leurs devoirs » avant d’accéder au marché de l’habitation

On dit parfois des écho-boomers qu’ils sont étrangers aux réalités du marché, ne montrant aucun intérêt à assumer les responsabilités inhérentes à l’accession à la propriété.

Mais les chiffres montrent le contraire, indique David MacDonald, vice-président de groupe, Services financiers, à Environics Research Group, société mandatée par Genworth Canada pour mener une étude sur les acheteurs d’une première maison.

« Cette génération a pris à cœur le rêve de l’accession à la propriété, remarque M. MacDonald. Qu’ils soient nés à l’étranger ou au pays, ils y aspirent. Profitant d’une bonne scolarisation et d’une littératie financière solide, les écho-boomers font leurs devoirs avant d’accéder au marché de l’habitation du Canada. »

D’ici 2020, les écho-boomers représenteront 50 % de la population active, souligne Tod Maffin, président d’engageQ Digital, une agence spécialisée en médias sociaux. Ils sont optimistes et confiants en l’avenir et ont besoin d’un emploi valorisant pour être stimulés. De plus, YouTube les influence davantage que la télé. Ils sont exceptionnellement connectés et informés. Ils sont nombreux à bouder le téléphone conventionnel à fil; d’ailleurs, 83 % d’entre eux dorment près de leur appareil mobile 1.

« Même s’ils font partie de la génération la plus scolarisée de l’histoire, ils entrevoient des perspectives limitées de carrière, souligne M. Maffin. Les écho-boomers terminent leurs études criblés de dettes, gagnant moins que la génération précédente. »

Malgré cette réalité, d’ici 2018, les écho-boomers auront un pouvoir d’achat supérieur à celui de toute autre génération, affirme-t-il. Ils ont grandi avec des livres comme Un Barbier riche et ont vu leurs parents traverser une récession : ils ont donc aussi appris à être responsables sur le plan financier.

En effet, les acheteurs d’une première maison prennent des décisions financièrement responsables lorsqu’ils entrent dans le marché de l’habitation canadien, selon l’Étude sur l’accession à une première propriété de Genworth Canada 2015.

« Nous souhaitions nous concentrer sur les écho-boomers puisqu’ils sont réellement le moteur de la croissance économique, déclare M. MacDonald. Tout comme leurs prédécesseurs l’ont fait avant eux, les écho-boomers changent toutes les facettes du marché. »

Les acheteurs d’une première maison tendent à gagner des revenus supérieurs à ceux de la population générale; ils tendent aussi à travailler à plein temps, à détenir un diplôme d’études postsecondaires et à être mariés ou conjoints de fait. Habituellement, ils consultent aussi un conseiller hypothécaire pour acheter une maison à la mesure de leurs moyens.

Sept répondants sur dix ont indiqué qu’ils ont utilisé un compte d’épargne non enregistré pour réunir la mise de fonds, tandis que quatre répondants sur dix ont eu recours au Régime d’accession à la propriété au moyen de leur REER.

Mais le chemin de l’accession à la propriété n’est pas pavé d’or, soulève M. MacDonald en ajoutant que 39 % des répondants sont soucieux de boucler leur budget chaque mois. La perte d’un emploi, la hausse des taux d’intérêt et les réparations domiciliaires imprévues sont en tête de liste des préoccupations.

Par contre, la majorité, soit 79 %, a confiance dans sa santé financière à long terme.

« Ils font le nécessaire pour rembourser leur prêt hypothécaire plus rapidement, indique M. MacDonald. La moitié des acheteurs d’une première maison ont affirmé qu’en plus d’être en mesure de payer les comptes, ils réussissent à épargner. » Le tiers d’entre eux a doublé ou accéléré ses paiements hypothécaires tandis que 26 % ont versé un paiement forfaitaire plus élevé une fois par année.

Les écho-boomers ont également conscience de la nécessité de gérer le fardeau de la dette; en effet, 57 % des répondants prennent soin de ne pas ajouter de dettes supplémentaires après l’achat de leur maison.

« Le point important à retenir… c’est que les acheteurs ayant effectué l’achat d’une maison ont une solide confiance en eux, conclut M. MacDonald, et cette confiance est de bon augure pour le marché de l’habitation au Canada. »

1 http://www.nielsen.com/us/en/insights/reports/2014/millennials-breaking-the-myths.html

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