Selon une étude, les écho-boomers ont à cœur l’accession à la propriété

Les écho-boomers n’ont pas l’intention de louer ni de s’installer dans le sous-sol de la maison parentale pour toujours. Plusieurs d’entre eux croient qu’acheter une propriété est un sage investissement financier et ils tiennent à accéder à la propriété.

Cette conclusion est tirée des résultats de l’Étude sur l’accession à une première propriété de Genworth Canada 2015 menée par Environics Research.

« L’achat d’une première maison est la plus grande décision financière que la plupart des gens auront à prendre dans leur vie », affirme David MacDonald, vice-président de groupe, Services financiers, à Environics Research Group. Même si l’achat d’une propriété suscite son lot d’appréhensions, le sondage montre que les acheteurs d’une première maison qui ont traversé tout le processus ont confiance en leurs décisions.

Environics a interviewé 1 800 acheteurs d’une première maison partout au Canada, entre le 5 février et le 4 mars, dont la majorité (77 %) était constituée de écho-boomers, âgés de 35 ans ou moins. Un acheteur interrogé sur cinq est né à l’extérieur du Canada, et 62 % d’entre eux ont immigré au cours des dix dernières années.

Quelle a donc été leur motivation pour acheter leur première maison? « En tout premier lieu, 53 % croient qu’être propriétaire est une sage décision financière », indique M. MacDonald. Mais, de plus, ils n’aimaient pas être locataires ou ils souhaitaient acheter une propriété maintenant avant que les prix n’augmentent davantage.

Le prix moyen d’une propriété au Canada était de 293 000 $ en 2014, quoiqu’il varie d’une ville à l’autre (les prix moyens de 425 000 $ à Toronto et de 185 000 $ dans les provinces de l’Atlantique sont le plus élevé et le moins élevé, respectivement).

Près des deux tiers des répondants ont effectué une mise de fonds de moins de 20 % (la moyenne étant 34 000 $), ce qui les a donc obligés à contracter une assurance prêt hypothécaire.

« La mise de fonds moyenne représente environ 8 % ou 9 % », selon Stuart Levings, président et chef de la direction de Genworth Canada, qui affirme que les pourcentages les plus élevés ont été observés à Toronto et à Vancouver.

À Toronto, on remarque de nombreux cas où les parents font cadeau d’une grosse somme d’argent à leurs enfants pour une mise de fonds. « Nous croyons que les parents tirent cette somme de la valeur nette de leur maison, ce qui crée une bonne marge de manœuvre pour aider leurs enfants », ajoute M. Levings.

Bien que 62 % des acheteurs d’une première maison le fassent avec l’aide d’un conjoint, un grand nombre d’entre eux, soit 35 %, acquiert une propriété en solo. Les acheteurs des provinces de l’Atlantique, du Manitoba et de la Saskatchewan sont plus susceptibles de vivre dans une maison isolée alors que ceux de Montréal, de Toronto, de Calgary et de Vancouver sont plus enclins à acheter une copropriété.

M. MacDonald affirme que le prix est le premier facteur dont tiennent compte les acheteurs à la recherche d’une maison. Mais ces acheteurs cherchent aussi une maison située dans un quartier sécuritaire pas trop loin de leur travail. La taille et le style sont d’autres facteurs importants, tout comme la possibilité de rénover, de revendre ou de louer une partie de la maison.

Selon M. MacDonald, indépendamment des chiffres, chaque acheteur est unique et complexe, ce que les spécialistes des prêts hypothécaires et les courtiers doivent prendre en compte. « Notre pays se compose de diverses collectivités, chacune comportant des enjeux uniques et particuliers, conclut-il. Donc, selon l’endroit où vous travaillez, vous aurez à prodiguer des conseils adaptés au contexte du marché. »

Pour plus de renseignements sur le sondage auprès des acheteurs d’une première maison au Canada, cliquez ici.

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