Cinq étapes clés d’un marketing ciblant les acheteurs de maison écho-boomers

Les écho-boomers font preuve d’engagement, d’entrepreneuriat et de conscience sociale. Ils sont aussi des êtres narcissiques et égocentriques qui vivent dans le sous-sol de la maison parentale et qui prennent des égoportraits.

« Nous avons entendu les deux descriptions », affirme Tod Maffin, président d’engageQ Digital, lors d’une présentation sur le marketing ciblant les acheteurs écho-boomers au cours de la Semaine d’éducation sur l’accession à la propriété. « Bien sûr, ils prennent des tonnes d’égoportraits et les publient sur Instagram, mais c’est leur façon de se connecter et de communiquer. Ce n’est pas de l’égocentrisme. »

Il nous met en garde contre les mythes sur la soi-disant « génération du Moi ». « Certains sont calés en technologie, d’autres ne le sont pas. Certains sont égocentriques, la plupart ne le sont pas. Quelques-uns veulent démarrer une entreprise, la plupart non », raconte M. Maffin. « Contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas tous les écho-boomers qui posent en faisant la moue. »

Les marques sont en état de panique à essayer de trouver des moyens de cibler les écho-boomers. « Les écho-boomers se servent des médias sociaux comme d’un journal », dit-il. « Ils s’informent sur Twitter. » Nous observons un mouvement allant des médias imprimés à Facebook, de la télévision à YouTube et Twitch, et du marketing traditionnel à la guérilla de marketing. Les écho-boomers ne sont pas que de simples consommateurs, ils sont aussi créateurs : les « J’aime » et « Commenter » deviennent leur monnaie sociale.

« De nombreux courtiers continuent de recourir aux méthodes traditionnelles de marketing qui ne touchent pas cette tranche de la population », remarque M. Maffin. « Le modèle de marketing fondé sur les quatre ” P “, Produit, Prix, Place et Promotion, est complètement dépassé. »

Voici les cinq étapes clés du marketing ciblant les écho-boomers :
  • Confiance : « Les écho-boomers vouent une méfiance innée aux spécialistes en marketing », note M. Maffin. « Ils ont été assujettis à de fortes doses de méga marketing toute leur vie. Vendez-vous des maisons ou établissez-vous des relations à long terme? Peut-être passez-vous votre temps à les informer sur le processus d’achat, même s’ils ne sont pas prêts à acheter. »
  • Amis : Les écho-boomers ont besoin de sentir qu’ils prennent part à l’économie participative. La preuve sociale est courante : les écho-boomers se fient à l’opinion de leurs pairs ou même à celle d’étrangers. Bien que la recherche de courtiers sur Google ait décliné de façon constante au cours des dix dernières années, la recherche d’évaluation de courtiers, quant à elle, a monté en flèche. « Si vous n’êtes pas présents sur ces sites d’évaluation, si vous ne faites pas de publicité sur Facebook aux amis des gens qui aiment votre page, ils ne vous recommanderont pas et vous n’accaparerez pas ce marché », explique M. Maffin.
  • Histoire contée : « Vendre sans vendre est particulier au raconteur d’histoires, » indique M. Maffin. Vous ne vendez pas une copropriété, mais une maison. La plupart des courtiers ont leur photo (habituellement avec les bras croisés) sur tout leur matériel de marketing. Ce matériel devrait plutôt montrer des clients jeunes et heureux… et raconter une histoire.
  • Participation : Par contre, raconter une histoire n’est qu’une partie de l’équation, selon M. Maffin. Vous vous devez de mériter d’être “partagé”. Par le passé, les gens faisaient appel à un courtier et lui laissaient la responsabilité du marketing. De nos jours, « les écho-boomers disposent de meilleurs canaux que vous et sont plus habiles à s’en servir que vous ne le serez jamais », dit-il. En établissant une relation de confiance et en les aidant à trouver une maison, ils se chargeront du marketing à votre place.
  • Mobilité : « Par piété, oubliez-moi ces fichiers PDF, » implore M. Maffin. Si votre site Web n’est pas compatible sur les téléphones cellulaires, vous vous privez déjà d’une grosse part du gâteau. « Apprenez à envoyer des textos. On doit être en mesure de consulter les fichiers et de les signer à même le cellulaire. « Remplacez les photos par de brèves vidéos de 15 secondes », conclut-il. « Ce n’est pas seulement utile, mais obligatoire. »

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